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AccueilDernières critiques

Dernières critiques

 

Rouge (Michel Pastoureau)

note: 5un livre à déguster comme une cerise - rouge - sur le gâteau Catherine - 5 avril 2017

Michel Pastoureau nous fait partager plus de trente ans de ses recherches sur cette couleur, qui avec le noir et le blanc, figure comme une des plus anciennes utilisées dans notre culture occidentale. Appréhender le rouge, c'est interroger l'art, la symbolique, la langue, et tous ces aspects de la culture qui participent à la construction sociale. Passionnant.

Dis, c'était comment avant ? (Sandrine Verspieren-Couprie)

note: 4Nostalgie quand tu nous tiens... Anaïs - 4 avril 2017

Ce documentaire explique de manière claire le quotidien des années 1950/60 : musique, alimentation, mode, vacances,... Les enfants peuvent ainsi découvrir comment on vivait il y a quelques décennies.
Ce livre est aussi idéal pour les adultes qui veulent se replonger dans leur jeunesse. Anecdotes et nombreux clichés jalonnent l'ouvrage, permettant une identification plus aisée du mode du sujet évoqué.
Un vrai trésor !

Premiers hommes (Pascal Picq)

note: 5il était une fois, la nuit des temps... Catherine - 9 mars 2017

Cette plongée vertigineuse parmi nos très lointains ancêtres est extrêmement passionnante. Se promener quelques millions d'années parmi les Hominoïdes, puis plus récemment parmi les Hominidés nous laisse entrevoir notre cousinage avec les grands singes. Les différentes espèces que nous côtoyons aujourd'hui résultent d'une invraisemblable histoire d'adaptation à notre environnement, à nos modes de vie qui évoluent sans cesse. Déroutant ? Non, tout simplement une très intéressante remise à plat de notre histoire ancienne, en tenant compte des dernières découvertes scientifiques.

Tomboy (Céline Sciamma)

note: 5L'identité questionnée Anaïs - 6 mars 2017

Laure, dix ans, garçon manqué, s’installe à Paris avec sa famille. Elle rencontre Lisa, qui la prend pour un garçon. Laure joue le jeu et devient Mickael. « Il » fait tout pour maintenir son identité masculine, jusqu’à embrasser Lisa, amoureuse de ce garçon étrange. Mais la vérité finit toujours par être dévoilée...
Un magnifique film sur le rapport au corps, l’identité sexuelle et le genre, dont les frontières sont très poreuses durant l’enfance. La jeune actrice est remarquable. Un film touchant et juste.

Shangri-La (Mathieu Bablet)

note: 5De la très grande SF ! jerome - 18 février 2017

Ahhh ba voilà ! Ça fait plaisir de tomber sur un aussi bon album de SF !

J'avais découvert Mathieu Bablet par le biais de la série "Doggy bags" également éditée chez Ankama, et j'avais déjà fort apprécié son travail ainsi que son coup de crayon si particulier. Certains lui reprocheront ses personnages un peu taillés à coup de serpe, mais moi j'aime bien ce côté singulier qui donne de la personnalité à son dessin. Surtout qu'ici, ses personnages évoluent dans des décors magnifiques qui donnent toute l'ampleur nécessaire à son récit.

Car oui, Mathieu Bablet nous sort ici le grand jeu pour un récit de science fiction qui ne ferait pas rougir les plus grands du genre. Et malgré quelques menus défauts qu'on pourra qualifier de jeunesse, cet album est une vrai réussite ! Oui, certains aspects de son scénarios peuvent sembler un peu trop appuyés par moment (je pense ici au côté société de (sur)consommation surtout), mais le reste est tellement bien construit qu'on oublie rapidement ces quelques aspérités.
J'ai pour ma part dévoré cet album et avalé ces 220 pages d'une traite ! Avec maintenant une seule envie, replonger dedans pour en apprécier les subtilités. Un album qui m'a par ailleurs rappeler un roman de Alain Damasio, "La zone du dehors", pour sa très bonne réflexion sur la révolte, la rébellion et jusqu'où l'engagement contestataire peut conduire, avec les manipulations politiques et les récupérations possibles.

Shangri-La constitue pour tout cela un des meilleur album SF qu'il m'est été donné de lire cette année. Un album à lire pour tout amateur du genre qui se respecte !

Monsieur Origami (Jean-Marc Ceci)

note: 5un temps de lecture en suspension Catherine - 8 février 2017

Avec ce premier roman, l'auteur nous invite à explorer le sens de la vie et le rythme du temps qui passe. La passion du personnage principal pour l'origami nous fait découvrir une facette de la culture japonaise autour de l'importance du papier sous différentes formes. L'histoire du Japon est abordée en filigrane... Beau texte à lire en prenant son temps.

Les brumes de Sapa (Lolita Séchan)

note: 4Une rencontre riche et subtile jerome - 7 février 2017

Voilà un album qui tout comme notre jeune protagoniste vietnamienne se laisse apprivoiser lentement mais surement.

"J'étais partie me chercher et je l'ai trouvé elle" : voilà la phrase qui résume parfaitement ce parcours de vie. Lolita, jeune parisienne de 22 ans, ne sait pas quoi faire de sa vie et décide de faire un voyage au Vietnam pour tenter de donner un sens à sa vie et de se trouver. C'est à cette occasion qu'elle va faire la rencontre de Lo Thi Gôm, une jeune vietnamienne issue d'une des minorités opprimées du pays. Tout les oppose, mais pourtant cette rencontre va être le point de départ d'une relation durable qui va mine de rien changer la vie de chacune de ces jeunes femmes.

Appuyé sur un dessin assez minimaliste, tout au trait, sans couleur ni aucune case, le récit de la vie de Lolita et de ses allers-retours au Vietnam pendant dix années a fini par accaparer ma curiosité et mon intérêt. Ces deux destins emplis d'incertitudes, mais pour des raisons complètement différentes, se retrouvent liés de façon improbable que ce soit de par leurs relations amoureuses ou leurs parents. A ce sujet, l'album a d'ailleurs pris un éclairage encore différent quand, rendu aux trois quart de sa lecture, j'ai réalisé qui en était "véritablement" l'auteure ; la quête identitaire, moteur de cette BD, prend alors une nouvelle dimension.

Alors, si quelques menues longueurs peuvent se ressentir à sa lecture (vite oubliées par ailleurs), cette BD reste des plus agréable à lire grâce à la qualité de la retranscription des questionnements et des rencontres proposés, tout cela dans un style graphique épuré qui colle parfaitement au récit.
Je recommande !

Photoschopées (David Groison)

note: 5La manipulation par l'image Anaïs - 2 février 2017

Un petit documentaire très bien fait, accessible aux ados, qui met en garde sur la retouche d'images. En effet, au XXIe siècle, l'image est reine, elle est partout, tout le temps. Mais il faut savoir que les images sont facilement manipulables, surtout de nos jours, avec des logiciels informatiques de plus en plus performants.
On découvre au fil des pages comment on peut manipuler en enlevant une personne, en modifiant des détails, en recadrant, etc. Le sens est alors complètement différent.
Ce livre est parfait pour aiguiser son sens critique et sans cesse se questionner et vérifier les sources des informations qu'on nous donne.

Une enquête de la police des rennes n° 3
La Montagne rouge (Olivier Truc)

note: 5L'os de la quête des origines Catherine - 10 janvier 2017

Pour cette troisième enquête de la police des rennes, Klemet et Nina auront à résoudre une énigme qui va bien au-delà d'une simple rivalité entre éleveurs de rennes et forestiers. Une aventure passionnante à lire au creux de l'hiver bien au chaud sous sa polaire...

Traquemage - Série en cours n° 1
Le Serment des Pécadous (Relom)

note: 4Vous avez dit Rural Fantasy ? jerome - 6 janvier 2017

Avec "Traquemage", Lupano et Relom nous la jouent pizza trois fromages !

Prenez une belle pâte prête à modeler en la personne de Pistolin, notre berger aspirant chevalier (bon, ok, y'a du boulot...), une bique acidulée répondant au nom de Myrtille et ajoutez une fée plus Pochette que Clochette tant son penchant pour la boutanche la rend ridiculement efficiente. Saupoudrez de hordes de monstres à la solde de sorciers se livrant bataille sans se soucier le moins du monde du reste du monde. Touillez très fort, et n'oubliez surtout pas une laaaarge rasade d'humour pour pimenter le tout ! Y'a plus qu'à enfourner et servir chaud !

Ce savant mélange labellisé "Rural Fantasy", s'il peut paraître surprenant expliqué comme ça se laisse plutôt bien digérer à la lecture. Cela tient en grande partie à la brochette des personnages plutôt truculents imaginés par Lupano qui évoluent dans un univers bien pensé ; ajoutez à cela son sens du dialogue bien rôdé et vous avez tout pour passer un très bon moment de lecture.
Surtout que tout cela est très bien mis en image par Relom dont je ne connaissais pas le travail. Son trait précis et son sens du détail dans les décors donnent à cette aventure foutraque l'élan et la subtilité nécessaire pour que la farce prenne et donne corps à cette recette improbable.

Reste à voir ce que la suite de cette série donnera après un démarrage sur les chapeaux de roue !

Bots - série en cours n° 1
Bots (Steve Baker)

note: 4Des robots, encore des robots, toujours des robots ! jerome - 6 janvier 2017

C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cette BD chez mon libraire en cherchant quelques nouveautés du côté des ados. C’est d’abord la couverture qui m’a fait de l’œil, puis le nom D’Aurélien Ducoudray au scénario qui m’a décidé (j’ai un petit faible pour ses scénarios :p ).
Et j’ai bien fait ! Car derrière ces allures de BD pour jeunes enfants, on a là une BD parfaitement calibrée pour les ados (voire les éternels ados qu’on reste…), surtout quand on aime la SF !!!

C’est pep’s, drôle et très bien rythmé, si bien qu’on se laisse rapidement embarquer dans cette histoire de bots qui ont supplantés l’espèce humaine qu’ils ne connaissent même plus… Sauf que voilà, il semblerait que celle-ci ne soit pas encore tout à fait éteinte malgré la guerre éternelle qui semble se perpétuer… J’ai beaucoup apprécié le jeu des dialogues parsemé de jeu de mots et de références (qui donnent d’ailleurs plusieurs niveaux de lecture, à la façon dessin animé, où seuls les adultes comprendront les références glissées). Dialogues qui prendront d’ailleurs parfois forme d’onomatopées ou de pictogrammes pour notre plus grand plaisir.

Surtout que le dessin de Steve Baker impose une ambiance que j’ai trouvé juste parfaite. Son trait dynamique, la diversité de ses bots donne vie à cet univers numérique et mécanique qu’on découvre au fil des pages.

Bref, une très bonne surprise, qui ne demande qu’une suite rapide !!!

Wonder (Elodie Durand)

note: 4Mai 68 : tout semble possible... jerome - 6 janvier 2017

François Bégaudeau et Élodie Durand nous livrent avec "Wonder" un album assez surprenant, tant par la forme que par la façon d'aborder mai 68.

C'est au travers du regard de Renée, jeune ouvrière à l'usine de piles Wonder que nos auteurs vont poser leur regard et nous faire partager sa progressive émancipation. Sans s’attarder plus que ça sur les événements, les manifs et les aspects politiques de ce moment historique, c'est plus sur les enchainements inopinés dans le quotidien de la jeune femme qu'on va ressentir et partager son cheminement progressif vers ses nouveaux choix de vie. Elle va en effet se voir entraîner dans tout ça un peu de façon imprévue et côtoyer des gens qu'elle n'aurait jamais rencontrés si mai 68 n'était pas passé par là.

C'est fin, subtil, tant dans la narration que dans le traitement graphique soigné d'Elodie Durand. On se laisse tranquillement embarquer, comme notre jeune "héroïne" rebaptisée Wonder par ses compagnons d'émancipation, et tout comme elle, on passe de cette vie toute tracée, morose et noire, à une vie où tout semble possible et à conquérir. Les découpages et les partis pris de la colorisation donnent à cet album toute la force nécessaire pour soutenir pleinement ce récit avec une originalité des plus appréciable.

The time before (Cyril Bonin)

note: 4Et si vous pouviez remonter dans le temps ??? jerome - 6 janvier 2017

Avec "The Time before", Cyril Bonin nous propose de revisiter un classique du genre : pouvoir maitriser le temps. Ici, non point de voyage à travers les grandes périodes de l'histoire, mais juste de quoi accommoder son quotidien pour parfaire son existence. On a tous à un moment donné regretté un choix ou un événement ; ici notre photographe va savamment utilisé le talisman qu'il aura reçu pour corriger ses erreurs et ainsi réussir sa vie.

Ça parait tout couillon raconté comme ça, mais loin d'un sensationnalisme qui aurait certainement voué ce one shot aux oubliettes, le talent de Cyril Bonin (ici au scénario et au dessin) réussit à nous faire passer un très bon moment de lecture grâce à un savant dosage du fantastique et une narration efficace. De plus, son trait colle parfaitement à l'ambiance et sa colorisation des plus réussie finit de donner à l'ensemble la cohérence nécessaire pour la réussite de cet album.

Un très bon moment de lecture, très agréable à l’œil en prime, ce qui ne gâche rien ! A découvrir !

Alice Matheson - série en cours n° 1
Jour Z (Philippe Vandaële)

note: 4Un thriller où les zombies s'invitent ! jerome - 6 janvier 2017

Encore une BD sur les zombies me direz-vous... oui, mais là, le mélange des genres est plutôt réussit ! Car ce thriller prenant place dans un hôpital londonien va vite sortir de son cadre quand notre jeune protagoniste va commencer à voir se relever les patients qu'elle assassine...

Much loved (Nabil Ayouch)

note: 4Un film fort Anaïs - 4 janvier 2017

Maroc, de nos jours. Nous partageons le quotidien de prostituées qui vivent d’amours tarifées très différentes, entre réseaux européens et saoudiens. Tantôt joyeuses et complices, tantôt tristes car rejetées, ce film pointe du doigt une société qui les utilise mais les condamne en même temps. Entre violence, misère et tendresse, un très beau film sur un problème social souvent tabou et de beaux portraits de femmes.

No Body - Saison 1 complète - Série en cours n° 1
Soldat inconnu (Christian de Metter)

note: 4Le thriller de l'hiver ! jerome - 2 décembre 2016

Voilà une BD qui m'a vraiment accroché ! D’emblée j'ai été scotché par cet album vraiment bien fichu !

De Metter nous immerge très rapidement dans ce thriller construit à la manière d’une série télévisée. En fait, il compte réaliser des saisons sans personnages récurrents. Ce premier volume sera suivi de trois autres pour composer la première saison. Trois autres saisons suivront avec des contextes et des protagonistes totalement différents.

Dans ce premier tome, on est tout de suite saisi au colback grâce à un personnage principal qui a de la gueule, une psychologue qui m'a doucement fait penser à la jeune Clarice Starling du "Silence des Agneaux" et une plongée en flashback dans l’Amérique de la fin des années 60. Tout ça s'enchaîne parfaitement et on est très rapidement plongé dans cette histoire où tout semble être construit et tourner autour de l'identité, des apparences, la confiance, la trahison et la disparition.
Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte totale qui fait la saveur du genre, mais pour ce qui me concerne j'ai vraiment hâte de lire la suite.
Surtout que côté graphique, le style très personnel de De Metter qui peut surprendre au début, m'est de plus en plus agréable à l’œil et colle parfaitement à ce récit noir et très bien structuré.

Un des meilleur thriller en BD lu ces derniers temps, en espérant que la suite soit du même tenant !

Les Étoiles s'éteignent à l'aube (Richard Wagamese)

note: 5Epoustouflant ! Catherine - 30 novembre 2016

Un roman puissant mais tout en retenue.
Un roman de confrontation entre un fils et son père pour comprendre d'où on vient, pourquoi une situation d'abandon, un roman de questionnement sur les questions identitaires individuelles et collectives. Un roman qui petit à petit conduit à un apaisement salutaire. Saisissant et magnifique.

Journal d'un vampire en pyjama (Mathias Malzieu)

note: 4Anti-dépresseur ! Anaïs - 30 novembre 2016

Mathias Malzieu, leader du groupe Dionysos, après avoir fini un tournage, s’est senti fatigué. Après des examens, le verdict tombe : il est atteint d’aplasie médullaire idiopathique, maladie de la moelle osseuse. Un long processus de lutte contre la mort débute pour lui. Ce livre est le journal de bord de sa maladie. Et malgré le thème abordé, l’écriture n’est pas glauque, ni déprimante, ni trop pleine de pathos. Au contraire, Mathias Malzieu déploie dans ce livre mi-roman mi-témoignage, sa poésie et son optimisme débordant et donne une leçon d’espoir à tous grâce à son don pour voir le monde à travers le filtre magique de l’imagination. De quoi vous redonner de l’énergie !

La part d'ombre de l'être aimé (Pierre Sorin)

note: 4La vie locale au passé Catherine - 4 novembre 2016

Ce roman est un fourmillement d'informations sur la deuxième guerre mondiale dans les environs de Bouaye, La Montagne, Rezé,...
Revisitez le passé local dans ce premier roman de Pierre Sorin !

Billy Brouillard n° 1 (Guillaume Bianco)

note: 5Un univers sans pareil ! jerome - 3 novembre 2016

Avec cette collection "Métamorphose", Soleil m'a littéralement conquis. L'objet en lui-même est déjà une réussite. Un format non formaté justement ; un air de vieux bouquin qui colle à merveille à l'univers de Guillaume Bianco ; un one-shot qui n'est pas avare de planches, où viennent se mêler des pages du journal de Billy, de fausses pages de journal, des poèmes illustrés...
Bref, au final, cette BD est un véritable coffre à bijoux, aux éclats "Burtoniens", mais qui a su composer un univers personnel. Non, nous ne sommes pas dans la pâle copie. On est chez Billy. Après être allé trifouiller du côté de chez la Faucheuse, Billy s’en vient tirer la barbichette à nos croyances, et plus particulièrement à celle du Père Noël…

Un grand merci donc à Mr Guillaume Bianco pour ces purs moments d'évasion et la qualité de son travail. Car c'est vraiment l'originalité et son coup de patte si personnel qui forgent ce résultat si déroutant et percutant.

Les contes défaits (Oscar Lalo)

note: 4L'enfance brisée Anaïs - 2 novembre 2016

L’enfance est l’âge des contes de fées. Mais pas pour tous les enfants. Certains ne pourront pas grandir car traumatisés dès leur plus jeune âge. Oscar Lalo s’empare d’un sujet difficile (les abus envers des mineurs) mais dans une écriture magnifique, tout en douceur même si la profonde souffrance est bien visible. Un premier roman très fort.

Les disparus du phare (Peter May)

note: 5Piqûre de rappel Catherine - 5 octobre 2016

Un éblouissant roman de Peter May.
De retour sur l'île de Lewis, cette intrigue sur l'amnésie soudaine du personnage principal de cette histoire en cache une bien plus terrifiante et tellement contemporaine, où il y est question des enjeux liés à la protection des abeilles.

Piège nuptial (Christian de Metter)

note: 4Une bonne adaptation jerome - 4 octobre 2016

Avec Shutter Island, "Piège nuptial" est sans doute une des meilleures adaptations de la collection Rivages Noir de chez Casterman. Mon seul regret concernant cette adaptation du roman de Douglas Kennedy, c'est qu'ils n'aient pas repris le titre d'origine, 'Cul de sac' que je trouvais beaucoup plus pertinent et mystérieux que ce "Piège nuptial" que je trouve un peu trop bavard...
Sorti de cette remarque, l’adaptation est très fidèle. Christian De Metter a parfaitement saisi l’essence de ce polar pour nous en restituer l’ambiance pesante et écrasante. Car entre ce décor du désert australien et les personnages tous plus tarés les uns que les autres cloitrés dans ce coin paumé, on ne sait pas qui est le plus plombant. Et c’est dans ce merdier sans nom que Nick, touriste américain, va venir s’enliser…
Car il est vraiment mal barré notre Nick, et on se demande vraiment comment il va faire pour s’en sortir. C’est toute cette angoisse qui est parfaitement rendue par le dessin et la mise en couleur talentueuse de De Metter. On a mal pour lui, on sue à grosses gouttes pour lui et on s’accroche au récit comme lui à l’infime espoir qui le maintien en vie pour espérer sauver sa peau.
Une très bonne adaptation dont je conseille chaudement, Australie oblige, la lecture, un petit rafraichissement à portée de main.

Et je danse, aussi (Anne-Laure Bondoux)

note: 4Un écrivain, une lectrice, une rencontre Anaïs - 4 octobre 2016

Tout semble opposer Pierre-Marie, romancier à succès, à Adeline Parmelan, lectrice « grande, grosse, brune ». Lorsque celle-ci dépose un paquet chez l’écrivain, elle lui envoie aussitôt un email lui demandant de ne finalement pas l’ouvrir. Peu à peu, la correspondance naît, les échanges se font quotidiens, et ils deviennent vite indispensables l’un à l’autre. Un roman épistolaire du XXIe siècle, qui donne le sourire et remonte le moral !

Ô vous, frères humains (Luz)

note: 4Une grande adaptation ! jerome - 3 septembre 2016

Avec cette adaptation de "Ô vous, frères humains" d'Albert Cohen, Luz nous en met plein la tronche. Car ce texte édité en 1972 nous racontant la très brutale expérience de l'auteur avec l'antisémitisme le jour de ses dix ans, est malheureusement toujours d'actualité...

C'est avec un trait très personnel, tout en noir et blanc, articulé autour d'une mise en page des plus somptueuse que Luz s'approprie le texte d'Albert Cohen. Il le fait si bien qu'il se contente juste de quelques mots de ci, de là, eux aussi déformés graphiquement pour encore mieux accentuer son propos. Plus besoin de texte pour souligner la bêtise, la violence et le mal qui découlent de ce racisme primaire, ils s'imposent d'eux même sur chaque page en écrasant ce pauvre Albert de dix ans qui prend conscience pour la première fois de sa vie de la haine.

Choix audacieux mais judicieux que celui de faire abstraction du texte pour mieux nous talocher et nous faire pleinement ressentir ce que cet enfant vient de subir. Ses compositions de planches arrachant un faux air de Sempé torturé sont d'une efficacité redoutable et accentuent d'autant plus le texte d'Albert Cohen qui clôt cet ouvrage et que reprend pour le coup mot pour mot Luz. C'est simple, mais d'une force singulière.

Je ne peux donc qu'en conseiller fortement la lecture !

Anim'os (Florence Guiraud)

note: 5Derrière les rabats, de magnifiques squelettes ! Catherine - 3 septembre 2016

Un documentaire de plus sur les animaux ? Oui ! mais quel documentaire !!! Vous pouvez maintenant tout savoir sur l'ossature des félins, celle de votre chat préféré, ou encore de la girafe, du kangourou, etc. Ce livre fragile de manipulation se prête mais se demande à l'accueil de la médiathèque.

Le Rapport de Brodeck - Série complète n° 1
L'autre (Manu Larcenet)

note: 5Un bijou terrifiant... Jérôme - 2 septembre 2016

Encore une fois, Manu Larcenet place la barre très haute avec cette adaptation du roman de Philippe Claudel.
Au sortir de « Blast » on aurait pu se dire qu’il allait être dur de coucher sur le papier quelque chose d’aussi efficace et magnifique, mais il faut croire que ce texte était fait pour Larcenet et son noir et blanc. Car à bien y réfléchir on y retrouve la plupart des thèmes de prédilection traités dans Blast : les exclus, la folie, la survie, la lâcheté, le meurtre, la nature, l’art, le mensonge …
Tout autant de thèmes qu’on retrouve, par un biais différent, mais toujours avec la même force que lui confère son dessin qui balance entre l’impressionisme et l’hyperréalisme. Cette technique lui permet d’imposer ces ambiances si singulières : très éthérées, à la limite du magique quand il s’agit de dépeindre cette nature majestueuse ; très lourde au contraire dans les relations humaines. Et puis viennent les soldats… Quelle force graphique dans cette représentation !!! C’est juste énorme de justesse. Ce côté monstrueux rendu au final de façon simple mais tellement évocatrice ! La monstruosité universelle de l’espèce humaine trouve son incarnation dans ces créatures plus proches de l’ogre que de l’homme et nous fait prendre la mesure terrifiante de ce dont nous sommes capables.

En fin de droits (Yvon Le Men)

note: 4Et la dure réalité s'allège en poésie Anaïs - 31 août 2016

Yvon Le Men est poète et aime déclamer ses œuvres devant des publics différents (bibliothèques, festivals,…). Il est considéré comme intermittent du spectacle. Mais un jour, Pôle Emploi le radie et lui demande la restitution d’un trop-perçu d’indemnités. Il décide d’attaquer l’administration en justice, devant une situation qu’il juge absurde. Il nous livre dans son récit poétique son appel au secours, se faisant porte-parole de nombreux artistes dans le même cas que lui, mettant l’accent sur la crise actuelle que traverse la culture. Malgré tout, Yvon Le Men garde son humour et sa verve caractéristique. L’ouvrage contient des illustrations de PEF, son ami de toujours.
Un livre bien ancré dans la réalité, qui se lit comme une lettre. L’auteur rend les situations difficiles moins pesantes grâce à la poésie.

Et maintenant on va où ? (Nadine Labaki)

note: 5Très beau film ! Pauline - 3 août 2016

En ces temps bien troublés, un très beau film, drôle et profond, sur la puissance du Féminin.
L'humour ne sacrifie en rien à la profondeur des souffrances de ses femmes, à la fois fortes, ingénieuses et prêtes à tout pour protéger la Vie.

La Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche)

note: 2pâle copie Ana - 20 juillet 2016

Si vous avez entendu parler de la BD "Le bleu est une couleur chaude", dont Kechiche s'est inspiré pour ce film, lisez plutôt le livre : l'histoire est bien meilleure, et la relation entre les 2 personnages féminins plus profonde et plus touchante.

Antarctique (Raphaël Sané)

note: 5Rafraichissant ! Catherine - 12 juillet 2016

Des paysages à couper le souffle, des animaux marins dans un décor grandiose, des commentaires passionnés, et nous voilà précipités dans un voyage admirable.

Le sculpteur (Scott McCloud)

note: 4Faust revu et corrigé... jerome - 12 juillet 2016

Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical !

Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD...

Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien fichu, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre.

C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante !

Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire !
Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !

Faim de loup (Eric Pintus)

note: 4Et à la faim/fin... Anaïs - 23 juin 2016

Dans la forêt, un loup affamé est tombé dans une fosse à ours… Le voilà pris au piège, avec le ventre qui crie famine ! Un lapin passe par-là et remarque le carnivore en contrebas. Il le nargue et se moque allègrement de lui, en le gratifiant d’un abécédaire d’insultes. Mais, il ne faudrait pas que lapin se sente invulnérable et finisse malencontreusement par tomber lui aussi dans le trou…
Un album à l’humour piquant à savourer, qui fait réfléchir sur la vengeance.
(à partir de 7 ans)

Mustang (Deniz Gamze Ergüven)

note: 4Un très joli film Pauline - 11 juin 2016

A conseiller. Un Virgin suicides version turque, plein de subtilité.

Dolorès (Bruno Loth)

note: 4Mémoire retrouvée... jerome - 7 juin 2016

Après avoir déjà traité de la Guerre Civile espagnole avec sa série "Ermo", Bruno Loth revient enrichir son approche du sujet, mais en s'attachant cette fois-ci à l'immigration forcée de nombre d'espagnols fuyant la dictature franquiste qui s'installait dans le sang.

Avec Dolorès, Bruno Loth réalise un travail riche sur la mémoire et l'oubli, par le prisme de l'immigration et l'histoire de cette femme qui a complètement enfoui son passé et occulté cette tragique expérience à ses enfants. S'inquiétant des troubles et de ses soucis de santé, le personnel soignant qui s'occupe d'elle va pousser l'une de ses filles à s'enquérir du passé de sa mère ; car fait troublant, celle-ci s'est mis à parler en espagnol régulièrement depuis quelques temps et se fait appeler Dolorès... A partir de là, sa fille va petit à petit démêler l'écheveau du passé de sa mère, découvrir ses origines espagnoles et la fuite de son pays d'origine due à la guerre d'Espagne.

Bruno Loth nous propose ici un album très bien construit mêlant fiction et Histoire. Cette réussite tient aussi à son implication personnelle puisqu'il est parti passer plusieurs mois en Espagne pour étayer son récit et qu'il a habillement inclus dans cette quête les témoignages des personnes qu'il a rencontré.

Un très bon album sur un sujet qui résonne tristement avec notre actualité, servi par un dessin simple et efficace tout en noir et blanc coloré en sépia, ce qui à mon sens colle parfaitement avec cette reconstitution d'un passé qu'on a voulu effacé.

Je consomme donc je suis ? (Benoît Heilbrunn)

note: 4la société de consommation expliquée aux ados Anaïs - 2 juin 2016

Dans ce documentaire, l’auteur retrace les débuts de la société de consommation et finit par décrypter celle dans laquelle nous vivons actuellement. Un texte clair accompagné d’illustrations et d’exemples qui parlent à tous, et une ouverture sur la manière de consommer intelligemment. Attrayant et parfait pour sensibiliser les ados à la publicité et comprendre les dessous des grandes marques.

Corps et âme (Jef)

note: 5Un polar efficace jerome - 7 mai 2016

Prenez un tueur à gage, Franck, réputé pour son savoir faire et son professionnalisme qui malgré tout cela va être à son tour la victime d'une vengeance. Et c'est la forme particulière de cette vengeance qui va donner tout le piquant à cet album... Je vous en laisse la surprise...
Car une fois "remis" du sale tour qu'on lui a joué, Franck va tout faire pour retrouver celui ou celle qui en est à l'origine et se faire justice.
C'est très bien mené, la narration est impeccable et on est happé par cette histoire de bout en bout. D'autant que le dessin de Jef sert à merveille ce récit. Son trait réaliste est rehaussé de couleurs qui campent parfaitement les ambiances noires et souvent violentes et imposent une atmosphère de polar très efficace.

Aussi loin que possible (Eric Pessan)

note: 5Profond et émouvant Catherine - 4 mai 2016

Aussi loin que possible pourrait être le slogan d’Antoine et Tony dans cette course qui paraît d’abord comme une fugue pour leurs familles avant d’être médiatisée et vue par la presse comme la volonté d’agir sur ce qui ne va pas dans leur vie ou, du moins, dans celle de Tony et de l’éviction de sa famille. Une course qui devient alors politique et sociale quand elle n’a commencé que par un défi entre amis. C’est sans doute là toute la beauté de ce texte qui, avec beaucoup de finesse, nous fait entrer dans les réflexions d’un garçon de 13 ou 14 ans qui, au fil de son odyssée, développe une analyse de son environnement, des gens qu’il croise…

Et pourquoi lire ce livre ? Parce que l’un des protagonistes nous y invite généreusement : « Notre histoire, j’ai envie de la raconter maintenant. Pas pour rétablir la vérité. Juste parce qu’en définitive, il s’agit d’une très belle histoire ».
Aussi loin que possible est un roman sans doute singulier mais qui fait avant tout la part belle à une grande amitié entre deux adolescents et porte en lui un beau message d’encouragement et d’espoir.

Profanes (Jeanne Benameur)

note: 5Un roman touchant Anaïs - 3 mai 2016

Octave a 90 ans. Il vit seul dans une maison devenue trop grande pour lui. Lui vient alors l'idée d'organiser la fin de sa vie : 4 personnes à son service se relayant sur 24 heures. Octave était chirurgien. Après avoir sauvé plein de vies, il pense enfin à la sienne. Car s'il est tout seul, c'est que sa fille Claire est morte durant son adolescence, et que sa femme est partie à cause de ça. Il n'a pas pu la sauver. Cette douleur le hante toujours.
Mais ses 4 compagnons ont aussi leur vie, plus ou moins lisse, les soucis n'épargnent personne. Mais cette grande maison va leur permettre de se ressourcer, de voir autre chose, et ils vont apprendre à se côtoyer petit à petit. Chacun se confie à Octave, un peu ou beaucoup. Les douleurs s'apaisent.
Une très belle plume, un livre très touchant. La pensée prend toute la place dans ce roman. Chacun ressasse le passé, survit au présent et essaye de voir l'avenir. L'auteur rentre dans l'intime, dans le moi profond, qu'on ne dévoile pas. Elle aborde aussi le thème du sacré, de Dieu. Vaut-il la peine d'y croire ? Peut-on se rattacher à cette haute instance lorsqu'on souffre ? Ou bien entre profanes, peut-on toucher au sacré, au bien-être ? Dans le déroulement du récit, la réponse s'éclaire...

Wadjda (Haifaa Al Mansour)

note: 5quand on veut, on peut ! Anaïs - 12 avril 2016

Wadjda vit dans la banlieue de Riyad, en Arabie Saoudite. Elle a 10 ans et un caractère bien trempé. Un jour, elle découvre au détour d’une rue un magnifique vélo à vendre. Dès lors, elle n’a qu’une obsession : l’acheter pour battre son ami à la course. Mais ce serait contraire aux principes rigides de sa famille conservatrice, qui craint les qu'en-dira-t-on... Malgré tout, la fillette va lutter contre les réticences de sa famille, en décidant de gagner l'argent nécessaire pour obtenir le fameux vélo.
Un récit simple, courageux pour la réalisatrice qui va à l’encontre des principes de son pays. On découvre le quotidien des femmes en Arabie Saoudite, servit avec une pointe d’humour nécessaire. La jeune héroïne est pleine de vie et rend l’histoire intense. Un hymne à la volonté et la liberté.

Nous, sujets humains (Alain Touraine)

note: 5comment atteindre l'universalisme des droits fondamentaux... Catherine - 7 avril 2016

Après avoir analysé le déclin de la société industrielle, Alain Touraine décrypte le nouveau monde façonné par les technologies de l'information et de la communication, où le pouvoir devient total. Comment résister ? A chacun de nous de se faire le défenseur des droits fondamentaux du sujet humain.

L'été Diabolik (Thierry Smolderen)

note: 4Attention, Polar vintage ! jerome - 6 avril 2016

Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse !

Après "Souvenirs de l'empire de l'atome" que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous !

Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise.

C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !

Exodes (Jean-Marc Ligny)

note: 5Excellent roman Pauline - 28 mars 2016

Je le conseille vivement. Bien écrit, trame narrative et suspens de qualité. Mais surtout : une description détaillée et très bien documentée (Hubert Reeves, Jean Jouzel) de ce que risque de devenir notre monde si nous ne luttons pas très activement contre le changement climatique. En espérant qu'il s'agisse d'un roman de science-fiction et non d'anticipation, je le recommande très vivement à la lecture. Ce roman ne vous mettra pas du baume au cœur, loin de là...Pour ma part, après avoir lu les 500 pages quasi d'un trait, j'ai pris une grande bouffée d'air et savouré encore plus la générosité de Dame Nature et l'abondance actuelle de notre société. Un roman qui fait réfléchir ;-)

Love in vain (Mezzo)

note: 4Un album parfait ! jerome - 1 mars 2016

C'est juste du bonheur en barre, ou plutôt en pages. Enfin, pour ce qui concerne le lecteur... Car pour Robert Johnson ce fut tout autre chose. Un mot qui ne fait malheureusement pas partie de la gamme majeure...

Rien que l'objet pour commencer. Glénat nous gratifie d'un magnifique format à l'italienne, que j'affectionne tant. Papier de qualité, présentation soignée : c'est déjà un plaisir que d'avoir cet album en main.

Ensuite viennent nous sauter à la gueule les magnifiques planches en noir et blanc de Mezzo. C'est juste bluffant. J'avais eu la chance l’an passé de voir l'exposition de ces planches lors du Festival d'Angoulême, et j'avais déjà été subjugué par leur force. Moi qui étais déjà fan de son travail, je ne peux ici que m'incliner devant la qualité de son trait, de ses cadrages et des compositions, et de sa gestion des noirs. C'est d'une rare expressivité et d'une intensité qui rend hommage de la plus belle des façons à cette légende du blues. On est complètement plongé dans l'univers dur et impitoyable, surtout pour les noirs, de cette Amérique du début du XXe siècle, et l'on comprend aisément d'où le blues a pu tirer ses racines...

Un album envoûtant graphiquement, et parfaitement réglé au niveau de la narration. Pas un instant ne nous traverse l'idée de poser cet album... On le dévore d'un bout à l'autre, jusqu'à cette conclusion bien amenée qui rend tout simplement hommage à la légende qui s'est construite autour de Johnson.

Une perle dans un écrin de velours à ne surtout pas manquer.

Poésie française (Alexandre Jardin)

note: 5retrouvez un poème Catherine - 1 mars 2016

Vous connaissez depuis toujours la première strophe d'un poème mais vous avez oublié l'auteur... et vous aimeriez bien, enfin, lire la suite !
Voici le livre qu'il vous faut : plus de 300 poèmes immortels, chefs-d’œuvre du patrimoine, avec une table des matières originale : c'est le premier vers qui vous oriente.
A vous maintenant de chercher... et de trouver !!!

D'après une histoire vraie (Delphine de Vigan)

note: 4Entrez dans l’histoire ! Anaïs - 1 mars 2016

Ce livre est présenté comme un « thriller psychologique » mais il est loin de se limiter à ce genre ! L’auteur nous embarque dans son histoire, nous maintient en haleine jusqu’à la fin et joue avec nous. Elle aborde les grandes dualités telles que réel/fiction, le double, folie/raison avec brio. Trop en dire serait dévoiler l’intrigue… alors lisez-le !

Monumental (Sarah Tavernier)

note: 5Eblouissant Catherine - 26 janvier 2016

Un livre extraordinaire pour un voyage prodigieux parmi les réalisations architecturales majeures sur tous les continents. Cet atlas est remarquable par sa facilité d'accès et sa clarté concernant les informations disponibles. II intéressera tous les publics : dès 8 ans, y compris les adultes...

Une Nuit, loin d'ici (Julia Wauters)

note: 5un album documentaire féérique Catherine - 22 janvier 2016

Tout simplement un chef d’œuvre de la littérature jeunesse. Un album savoureux pour parcourir le monde en toute sérénité.

Zaï zaï zaï zaï (Fabcaro)

note: 4Humour absurde par excellence :) jerome - 20 janvier 2016

Voilà un album surprenant ! Fabcaro, toujours aussi barré et efficace dans l'absurde nous concocte là un album qui prend à parti notre quotidien en exacerbant ses travers les plus menus pour pointer du doigt de façon subtiles des folies et non sens de notre société.

C'est toujours aussi désarçonnant, que ce soit de par les dialogues qu'il nous sert ou les situations qu'il propose, et le fou rire n'est du coup jamais très loin. Mais c'est vrai quoi, qu'elle idée aussi d'oublier sa carte du magasin en allant faire ses courses !!!??? Faut être inconscient !!

Le dessin minimaliste et l'utilisation d'une seule couleur marron/vert pour accompagner son noir et blanc donne la part belle à son histoire loufoque. Ses personnages aux visages presque absents sont pourtant très expressifs ; que ce soit dans les postures, les positions des mains (sur lesquelles il délire par ailleurs) ou des corps, son trait minimaliste dégage énormément en intention et assoie le tout de manière remarquable.

Alors, si une bonne tranche d'absurde et de rigolade vous tente, je ne peux que vous renvoyer vers cet album qui colle parfaitement avec cette phrase d'Audiard que j'affectionne particulièrement : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière"

La Fractale des raviolis (Pierre Raufast)

note: 4retour en enfance Ana - 3 décembre 2015

Si vous aimez qu'on vous raconte des histoires, ce livre est idéal ! De chapitre en chapitre on embarque dans des histoires imbriquées qui font tenir le suspense jusqu'au dernier chapitre !