Horaires

Horaires d'ouverture

Lundi : 14h - 17h
Mercredi : 10h - 12h30 / 14h - 18h
Jeudi : 9h - 12h
Vendredi : 16h - 19h
Samedi : 10h - 12h30 / 14h - 16h *

* Médiathèque fermée samedi après-midi en juin, juillet et août

tel : 02 40 32 63 03
Partager "Horaires" sur facebookPartager "Horaires" sur twitterLien permanent

Partenaires

Le site de la ville

Partager "Logo Mairie" sur facebookPartager "Logo Mairie" sur twitterLien permanent

Partenaires :

Partager "Nos partenaires" sur facebookPartager "Nos partenaires" sur twitterLien permanent
AccueilBoite critiques

Boite critiques

 

Alice Matheson - série en cours n° 1
Jour Z (Philippe Vandaële)

note: 4Un thriller où les zombies s'invitent ! jerome - 6 janvier 2017

Encore une BD sur les zombies me direz-vous... oui, mais là, le mélange des genres est plutôt réussit ! Car ce thriller prenant place dans un hôpital londonien va vite sortir de son cadre quand notre jeune protagoniste va commencer à voir se relever les patients qu'elle assassine...

Much loved (Nabil Ayouch)

note: 4Un film fort Anaïs - 4 janvier 2017

Maroc, de nos jours. Nous partageons le quotidien de prostituées qui vivent d’amours tarifées très différentes, entre réseaux européens et saoudiens. Tantôt joyeuses et complices, tantôt tristes car rejetées, ce film pointe du doigt une société qui les utilise mais les condamne en même temps. Entre violence, misère et tendresse, un très beau film sur un problème social souvent tabou et de beaux portraits de femmes.

No Body - Saison 1 complète - Série en cours n° 1
Soldat inconnu (Christian de Metter)

note: 4Le thriller de l'hiver ! jerome - 2 décembre 2016

Voilà une BD qui m'a vraiment accroché ! D’emblée j'ai été scotché par cet album vraiment bien fichu !

De Metter nous immerge très rapidement dans ce thriller construit à la manière d’une série télévisée. En fait, il compte réaliser des saisons sans personnages récurrents. Ce premier volume sera suivi de trois autres pour composer la première saison. Trois autres saisons suivront avec des contextes et des protagonistes totalement différents.

Dans ce premier tome, on est tout de suite saisi au colback grâce à un personnage principal qui a de la gueule, une psychologue qui m'a doucement fait penser à la jeune Clarice Starling du "Silence des Agneaux" et une plongée en flashback dans l’Amérique de la fin des années 60. Tout ça s'enchaîne parfaitement et on est très rapidement plongé dans cette histoire où tout semble être construit et tourner autour de l'identité, des apparences, la confiance, la trahison et la disparition.
Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte totale qui fait la saveur du genre, mais pour ce qui me concerne j'ai vraiment hâte de lire la suite.
Surtout que côté graphique, le style très personnel de De Metter qui peut surprendre au début, m'est de plus en plus agréable à l’œil et colle parfaitement à ce récit noir et très bien structuré.

Un des meilleur thriller en BD lu ces derniers temps, en espérant que la suite soit du même tenant !

Les Étoiles s'éteignent à l'aube (Richard Wagamese)

note: 5Epoustouflant ! Catherine - 30 novembre 2016

Un roman puissant mais tout en retenue.
Un roman de confrontation entre un fils et son père pour comprendre d'où on vient, pourquoi une situation d'abandon, un roman de questionnement sur les questions identitaires individuelles et collectives. Un roman qui petit à petit conduit à un apaisement salutaire. Saisissant et magnifique.

Journal d'un vampire en pyjama (Mathias Malzieu)

note: 4Anti-dépresseur ! Anaïs - 30 novembre 2016

Mathias Malzieu, leader du groupe Dionysos, après avoir fini un tournage, s’est senti fatigué. Après des examens, le verdict tombe : il est atteint d’aplasie médullaire idiopathique, maladie de la moelle osseuse. Un long processus de lutte contre la mort débute pour lui. Ce livre est le journal de bord de sa maladie. Et malgré le thème abordé, l’écriture n’est pas glauque, ni déprimante, ni trop pleine de pathos. Au contraire, Mathias Malzieu déploie dans ce livre mi-roman mi-témoignage, sa poésie et son optimisme débordant et donne une leçon d’espoir à tous grâce à son don pour voir le monde à travers le filtre magique de l’imagination. De quoi vous redonner de l’énergie !

La part d'ombre de l'être aimé (Pierre Sorin)

note: 4La vie locale au passé Catherine - 4 novembre 2016

Ce roman est un fourmillement d'informations sur la deuxième guerre mondiale dans les environs de Bouaye, La Montagne, Rezé,...
Revisitez le passé local dans ce premier roman de Pierre Sorin !

Billy Brouillard n° 1 (Guillaume Bianco)

note: 5Un univers sans pareil ! jerome - 3 novembre 2016

Avec cette collection "Métamorphose", Soleil m'a littéralement conquis. L'objet en lui-même est déjà une réussite. Un format non formaté justement ; un air de vieux bouquin qui colle à merveille à l'univers de Guillaume Bianco ; un one-shot qui n'est pas avare de planches, où viennent se mêler des pages du journal de Billy, de fausses pages de journal, des poèmes illustrés...
Bref, au final, cette BD est un véritable coffre à bijoux, aux éclats "Burtoniens", mais qui a su composer un univers personnel. Non, nous ne sommes pas dans la pâle copie. On est chez Billy. Après être allé trifouiller du côté de chez la Faucheuse, Billy s’en vient tirer la barbichette à nos croyances, et plus particulièrement à celle du Père Noël…

Un grand merci donc à Mr Guillaume Bianco pour ces purs moments d'évasion et la qualité de son travail. Car c'est vraiment l'originalité et son coup de patte si personnel qui forgent ce résultat si déroutant et percutant.

Les contes défaits (Oscar Lalo)

note: 4L'enfance brisée Anaïs - 2 novembre 2016

L’enfance est l’âge des contes de fées. Mais pas pour tous les enfants. Certains ne pourront pas grandir car traumatisés dès leur plus jeune âge. Oscar Lalo s’empare d’un sujet difficile (les abus envers des mineurs) mais dans une écriture magnifique, tout en douceur même si la profonde souffrance est bien visible. Un premier roman très fort.

Les disparus du phare (Peter May)

note: 5Piqûre de rappel Catherine - 5 octobre 2016

Un éblouissant roman de Peter May.
De retour sur l'île de Lewis, cette intrigue sur l'amnésie soudaine du personnage principal de cette histoire en cache une bien plus terrifiante et tellement contemporaine, où il y est question des enjeux liés à la protection des abeilles.

Piège nuptial (Christian de Metter)

note: 4Une bonne adaptation jerome - 4 octobre 2016

Avec Shutter Island, "Piège nuptial" est sans doute une des meilleures adaptations de la collection Rivages Noir de chez Casterman. Mon seul regret concernant cette adaptation du roman de Douglas Kennedy, c'est qu'ils n'aient pas repris le titre d'origine, 'Cul de sac' que je trouvais beaucoup plus pertinent et mystérieux que ce "Piège nuptial" que je trouve un peu trop bavard...
Sorti de cette remarque, l’adaptation est très fidèle. Christian De Metter a parfaitement saisi l’essence de ce polar pour nous en restituer l’ambiance pesante et écrasante. Car entre ce décor du désert australien et les personnages tous plus tarés les uns que les autres cloitrés dans ce coin paumé, on ne sait pas qui est le plus plombant. Et c’est dans ce merdier sans nom que Nick, touriste américain, va venir s’enliser…
Car il est vraiment mal barré notre Nick, et on se demande vraiment comment il va faire pour s’en sortir. C’est toute cette angoisse qui est parfaitement rendue par le dessin et la mise en couleur talentueuse de De Metter. On a mal pour lui, on sue à grosses gouttes pour lui et on s’accroche au récit comme lui à l’infime espoir qui le maintien en vie pour espérer sauver sa peau.
Une très bonne adaptation dont je conseille chaudement, Australie oblige, la lecture, un petit rafraichissement à portée de main.

Et je danse, aussi (Anne-Laure Bondoux)

note: 4Un écrivain, une lectrice, une rencontre Anaïs - 4 octobre 2016

Tout semble opposer Pierre-Marie, romancier à succès, à Adeline Parmelan, lectrice « grande, grosse, brune ». Lorsque celle-ci dépose un paquet chez l’écrivain, elle lui envoie aussitôt un email lui demandant de ne finalement pas l’ouvrir. Peu à peu, la correspondance naît, les échanges se font quotidiens, et ils deviennent vite indispensables l’un à l’autre. Un roman épistolaire du XXIe siècle, qui donne le sourire et remonte le moral !

Ô vous, frères humains (Luz)

note: 4Une grande adaptation ! jerome - 3 septembre 2016

Avec cette adaptation de "Ô vous, frères humains" d'Albert Cohen, Luz nous en met plein la tronche. Car ce texte édité en 1972 nous racontant la très brutale expérience de l'auteur avec l'antisémitisme le jour de ses dix ans, est malheureusement toujours d'actualité...

C'est avec un trait très personnel, tout en noir et blanc, articulé autour d'une mise en page des plus somptueuse que Luz s'approprie le texte d'Albert Cohen. Il le fait si bien qu'il se contente juste de quelques mots de ci, de là, eux aussi déformés graphiquement pour encore mieux accentuer son propos. Plus besoin de texte pour souligner la bêtise, la violence et le mal qui découlent de ce racisme primaire, ils s'imposent d'eux même sur chaque page en écrasant ce pauvre Albert de dix ans qui prend conscience pour la première fois de sa vie de la haine.

Choix audacieux mais judicieux que celui de faire abstraction du texte pour mieux nous talocher et nous faire pleinement ressentir ce que cet enfant vient de subir. Ses compositions de planches arrachant un faux air de Sempé torturé sont d'une efficacité redoutable et accentuent d'autant plus le texte d'Albert Cohen qui clôt cet ouvrage et que reprend pour le coup mot pour mot Luz. C'est simple, mais d'une force singulière.

Je ne peux donc qu'en conseiller fortement la lecture !

Anim'os (Florence Guiraud)

note: 5Derrière les rabats, de magnifiques squelettes ! Catherine - 3 septembre 2016

Un documentaire de plus sur les animaux ? Oui ! mais quel documentaire !!! Vous pouvez maintenant tout savoir sur l'ossature des félins, celle de votre chat préféré, ou encore de la girafe, du kangourou, etc. Ce livre fragile de manipulation se prête mais se demande à l'accueil de la médiathèque.

Le Rapport de Brodeck - Série complète n° 1
L'autre (Manu Larcenet)

note: 5Un bijou terrifiant... Jérôme - 2 septembre 2016

Encore une fois, Manu Larcenet place la barre très haute avec cette adaptation du roman de Philippe Claudel.
Au sortir de « Blast » on aurait pu se dire qu’il allait être dur de coucher sur le papier quelque chose d’aussi efficace et magnifique, mais il faut croire que ce texte était fait pour Larcenet et son noir et blanc. Car à bien y réfléchir on y retrouve la plupart des thèmes de prédilection traités dans Blast : les exclus, la folie, la survie, la lâcheté, le meurtre, la nature, l’art, le mensonge …
Tout autant de thèmes qu’on retrouve, par un biais différent, mais toujours avec la même force que lui confère son dessin qui balance entre l’impressionisme et l’hyperréalisme. Cette technique lui permet d’imposer ces ambiances si singulières : très éthérées, à la limite du magique quand il s’agit de dépeindre cette nature majestueuse ; très lourde au contraire dans les relations humaines. Et puis viennent les soldats… Quelle force graphique dans cette représentation !!! C’est juste énorme de justesse. Ce côté monstrueux rendu au final de façon simple mais tellement évocatrice ! La monstruosité universelle de l’espèce humaine trouve son incarnation dans ces créatures plus proches de l’ogre que de l’homme et nous fait prendre la mesure terrifiante de ce dont nous sommes capables.

En fin de droits (Yvon Le Men)

note: 4Et la dure réalité s'allège en poésie Anaïs - 31 août 2016

Yvon Le Men est poète et aime déclamer ses œuvres devant des publics différents (bibliothèques, festivals,…). Il est considéré comme intermittent du spectacle. Mais un jour, Pôle Emploi le radie et lui demande la restitution d’un trop-perçu d’indemnités. Il décide d’attaquer l’administration en justice, devant une situation qu’il juge absurde. Il nous livre dans son récit poétique son appel au secours, se faisant porte-parole de nombreux artistes dans le même cas que lui, mettant l’accent sur la crise actuelle que traverse la culture. Malgré tout, Yvon Le Men garde son humour et sa verve caractéristique. L’ouvrage contient des illustrations de PEF, son ami de toujours.
Un livre bien ancré dans la réalité, qui se lit comme une lettre. L’auteur rend les situations difficiles moins pesantes grâce à la poésie.

Et maintenant on va où ? (Nadine Labaki)

note: 5Très beau film ! Pauline - 3 août 2016

En ces temps bien troublés, un très beau film, drôle et profond, sur la puissance du Féminin.
L'humour ne sacrifie en rien à la profondeur des souffrances de ses femmes, à la fois fortes, ingénieuses et prêtes à tout pour protéger la Vie.

La Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche)

note: 2pâle copie Ana - 20 juillet 2016

Si vous avez entendu parler de la BD "Le bleu est une couleur chaude", dont Kechiche s'est inspiré pour ce film, lisez plutôt le livre : l'histoire est bien meilleure, et la relation entre les 2 personnages féminins plus profonde et plus touchante.

Antarctique (Raphaël Sané)

note: 5Rafraichissant ! Catherine - 12 juillet 2016

Des paysages à couper le souffle, des animaux marins dans un décor grandiose, des commentaires passionnés, et nous voilà précipités dans un voyage admirable.

Le sculpteur (Scott McCloud)

note: 4Faust revu et corrigé... jerome - 12 juillet 2016

Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical !

Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD...

Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien fichu, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre.

C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante !

Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire !
Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !

Faim de loup (Eric Pintus)

note: 4Et à la faim/fin... Anaïs - 23 juin 2016

Dans la forêt, un loup affamé est tombé dans une fosse à ours… Le voilà pris au piège, avec le ventre qui crie famine ! Un lapin passe par-là et remarque le carnivore en contrebas. Il le nargue et se moque allègrement de lui, en le gratifiant d’un abécédaire d’insultes. Mais, il ne faudrait pas que lapin se sente invulnérable et finisse malencontreusement par tomber lui aussi dans le trou…
Un album à l’humour piquant à savourer, qui fait réfléchir sur la vengeance.
(à partir de 7 ans)

Mustang (Deniz Gamze Ergüven)

note: 4Un très joli film Pauline - 11 juin 2016

A conseiller. Un Virgin suicides version turque, plein de subtilité.

Une Cuisine grande comme un jardin (Alain Serres)

note: 5Jardin et papilles Catherine - 8 juin 2016

Quand on commence un repas, c‘est un peu comme lorsqu’on pousse la porte d’un jardin. Les touches de couleurs, les premières odeurs doivent nous donner envie d’avancer sans crainte. L’envie de nous laisser tenter par la douce pente de l’allée.
Feuilleter ce livre, c’est prendre le temps et le plaisir d’une promenade savoureuse parmi les fruits et légumes peints avec talent par Martin Jarry… et pourquoi pas, se laisser tenter par la réalisation de quelques recettes ?

Dolorès (Bruno Loth)

note: 4Mémoire retrouvée... jerome - 7 juin 2016

Après avoir déjà traité de la Guerre Civile espagnole avec sa série "Ermo", Bruno Loth revient enrichir son approche du sujet, mais en s'attachant cette fois-ci à l'immigration forcée de nombre d'espagnols fuyant la dictature franquiste qui s'installait dans le sang.

Avec Dolorès, Bruno Loth réalise un travail riche sur la mémoire et l'oubli, par le prisme de l'immigration et l'histoire de cette femme qui a complètement enfoui son passé et occulté cette tragique expérience à ses enfants. S'inquiétant des troubles et de ses soucis de santé, le personnel soignant qui s'occupe d'elle va pousser l'une de ses filles à s'enquérir du passé de sa mère ; car fait troublant, celle-ci s'est mis à parler en espagnol régulièrement depuis quelques temps et se fait appeler Dolorès... A partir de là, sa fille va petit à petit démêler l'écheveau du passé de sa mère, découvrir ses origines espagnoles et la fuite de son pays d'origine due à la guerre d'Espagne.

Bruno Loth nous propose ici un album très bien construit mêlant fiction et Histoire. Cette réussite tient aussi à son implication personnelle puisqu'il est parti passer plusieurs mois en Espagne pour étayer son récit et qu'il a habillement inclus dans cette quête les témoignages des personnes qu'il a rencontré.

Un très bon album sur un sujet qui résonne tristement avec notre actualité, servi par un dessin simple et efficace tout en noir et blanc coloré en sépia, ce qui à mon sens colle parfaitement avec cette reconstitution d'un passé qu'on a voulu effacé.

Je consomme donc je suis ? (Benoît Heilbrunn)

note: 4la société de consommation expliquée aux ados Anaïs - 2 juin 2016

Dans ce documentaire, l’auteur retrace les débuts de la société de consommation et finit par décrypter celle dans laquelle nous vivons actuellement. Un texte clair accompagné d’illustrations et d’exemples qui parlent à tous, et une ouverture sur la manière de consommer intelligemment. Attrayant et parfait pour sensibiliser les ados à la publicité et comprendre les dessous des grandes marques.

Corps et âme (Jef)

note: 5Un polar efficace jerome - 7 mai 2016

Prenez un tueur à gage, Franck, réputé pour son savoir faire et son professionnalisme qui malgré tout cela va être à son tour la victime d'une vengeance. Et c'est la forme particulière de cette vengeance qui va donner tout le piquant à cet album... Je vous en laisse la surprise...
Car une fois "remis" du sale tour qu'on lui a joué, Franck va tout faire pour retrouver celui ou celle qui en est à l'origine et se faire justice.
C'est très bien mené, la narration est impeccable et on est happé par cette histoire de bout en bout. D'autant que le dessin de Jef sert à merveille ce récit. Son trait réaliste est rehaussé de couleurs qui campent parfaitement les ambiances noires et souvent violentes et imposent une atmosphère de polar très efficace.

Aussi loin que possible (Eric Pessan)

note: 5Profond et émouvant Catherine - 4 mai 2016

Aussi loin que possible pourrait être le slogan d’Antoine et Tony dans cette course qui paraît d’abord comme une fugue pour leurs familles avant d’être médiatisée et vue par la presse comme la volonté d’agir sur ce qui ne va pas dans leur vie ou, du moins, dans celle de Tony et de l’éviction de sa famille. Une course qui devient alors politique et sociale quand elle n’a commencé que par un défi entre amis. C’est sans doute là toute la beauté de ce texte qui, avec beaucoup de finesse, nous fait entrer dans les réflexions d’un garçon de 13 ou 14 ans qui, au fil de son odyssée, développe une analyse de son environnement, des gens qu’il croise…

Et pourquoi lire ce livre ? Parce que l’un des protagonistes nous y invite généreusement : « Notre histoire, j’ai envie de la raconter maintenant. Pas pour rétablir la vérité. Juste parce qu’en définitive, il s’agit d’une très belle histoire ».
Aussi loin que possible est un roman sans doute singulier mais qui fait avant tout la part belle à une grande amitié entre deux adolescents et porte en lui un beau message d’encouragement et d’espoir.

Profanes (Jeanne Benameur)

note: 5Un roman touchant Anaïs - 3 mai 2016

Octave a 90 ans. Il vit seul dans une maison devenue trop grande pour lui. Lui vient alors l'idée d'organiser la fin de sa vie : 4 personnes à son service se relayant sur 24 heures. Octave était chirurgien. Après avoir sauvé plein de vies, il pense enfin à la sienne. Car s'il est tout seul, c'est que sa fille Claire est morte durant son adolescence, et que sa femme est partie à cause de ça. Il n'a pas pu la sauver. Cette douleur le hante toujours.
Mais ses 4 compagnons ont aussi leur vie, plus ou moins lisse, les soucis n'épargnent personne. Mais cette grande maison va leur permettre de se ressourcer, de voir autre chose, et ils vont apprendre à se côtoyer petit à petit. Chacun se confie à Octave, un peu ou beaucoup. Les douleurs s'apaisent.
Une très belle plume, un livre très touchant. La pensée prend toute la place dans ce roman. Chacun ressasse le passé, survit au présent et essaye de voir l'avenir. L'auteur rentre dans l'intime, dans le moi profond, qu'on ne dévoile pas. Elle aborde aussi le thème du sacré, de Dieu. Vaut-il la peine d'y croire ? Peut-on se rattacher à cette haute instance lorsqu'on souffre ? Ou bien entre profanes, peut-on toucher au sacré, au bien-être ? Dans le déroulement du récit, la réponse s'éclaire...

Wadjda (Haifaa Al Mansour)

note: 5quand on veut, on peut ! Anaïs - 12 avril 2016

Wadjda vit dans la banlieue de Riyad, en Arabie Saoudite. Elle a 10 ans et un caractère bien trempé. Un jour, elle découvre au détour d’une rue un magnifique vélo à vendre. Dès lors, elle n’a qu’une obsession : l’acheter pour battre son ami à la course. Mais ce serait contraire aux principes rigides de sa famille conservatrice, qui craint les qu'en-dira-t-on... Malgré tout, la fillette va lutter contre les réticences de sa famille, en décidant de gagner l'argent nécessaire pour obtenir le fameux vélo.
Un récit simple, courageux pour la réalisatrice qui va à l’encontre des principes de son pays. On découvre le quotidien des femmes en Arabie Saoudite, servit avec une pointe d’humour nécessaire. La jeune héroïne est pleine de vie et rend l’histoire intense. Un hymne à la volonté et la liberté.

Nous, sujets humains (Alain Touraine)

note: 5comment atteindre l'universalisme des droits fondamentaux... Catherine - 7 avril 2016

Après avoir analysé le déclin de la société industrielle, Alain Touraine décrypte le nouveau monde façonné par les technologies de l'information et de la communication, où le pouvoir devient total. Comment résister ? A chacun de nous de se faire le défenseur des droits fondamentaux du sujet humain.

L'été Diabolik (Thierry Smolderen)

note: 4Attention, Polar vintage ! jerome - 6 avril 2016

Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse !

Après "Souvenirs de l'empire de l'atome" que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous !

Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise.

C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !

Exodes (Jean-Marc Ligny)

note: 5Excellent roman Pauline - 28 mars 2016

Je le conseille vivement. Bien écrit, trame narrative et suspens de qualité. Mais surtout : une description détaillée et très bien documentée (Hubert Reeves, Jean Jouzel) de ce que risque de devenir notre monde si nous ne luttons pas très activement contre le changement climatique. En espérant qu'il s'agisse d'un roman de science-fiction et non d'anticipation, je le recommande très vivement à la lecture. Ce roman ne vous mettra pas du baume au cœur, loin de là...Pour ma part, après avoir lu les 500 pages quasi d'un trait, j'ai pris une grande bouffée d'air et savouré encore plus la générosité de Dame Nature et l'abondance actuelle de notre société. Un roman qui fait réfléchir ;-)

Love in vain (Mezzo)

note: 4Un album parfait ! jerome - 1 mars 2016

C'est juste du bonheur en barre, ou plutôt en pages. Enfin, pour ce qui concerne le lecteur... Car pour Robert Johnson ce fut tout autre chose. Un mot qui ne fait malheureusement pas partie de la gamme majeure...

Rien que l'objet pour commencer. Glénat nous gratifie d'un magnifique format à l'italienne, que j'affectionne tant. Papier de qualité, présentation soignée : c'est déjà un plaisir que d'avoir cet album en main.

Ensuite viennent nous sauter à la gueule les magnifiques planches en noir et blanc de Mezzo. C'est juste bluffant. J'avais eu la chance l’an passé de voir l'exposition de ces planches lors du Festival d'Angoulême, et j'avais déjà été subjugué par leur force. Moi qui étais déjà fan de son travail, je ne peux ici que m'incliner devant la qualité de son trait, de ses cadrages et des compositions, et de sa gestion des noirs. C'est d'une rare expressivité et d'une intensité qui rend hommage de la plus belle des façons à cette légende du blues. On est complètement plongé dans l'univers dur et impitoyable, surtout pour les noirs, de cette Amérique du début du XXe siècle, et l'on comprend aisément d'où le blues a pu tirer ses racines...

Un album envoûtant graphiquement, et parfaitement réglé au niveau de la narration. Pas un instant ne nous traverse l'idée de poser cet album... On le dévore d'un bout à l'autre, jusqu'à cette conclusion bien amenée qui rend tout simplement hommage à la légende qui s'est construite autour de Johnson.

Une perle dans un écrin de velours à ne surtout pas manquer.

Poésie française (Alexandre Jardin)

note: 5retrouvez un poème Catherine - 1 mars 2016

Vous connaissez depuis toujours la première strophe d'un poème mais vous avez oublié l'auteur... et vous aimeriez bien, enfin, lire la suite !
Voici le livre qu'il vous faut : plus de 300 poèmes immortels, chefs-d’œuvre du patrimoine, avec une table des matières originale : c'est le premier vers qui vous oriente.
A vous maintenant de chercher... et de trouver !!!

D'après une histoire vraie (Delphine de Vigan)

note: 4Entrez dans l’histoire ! Anaïs - 1 mars 2016

Ce livre est présenté comme un « thriller psychologique » mais il est loin de se limiter à ce genre ! L’auteur nous embarque dans son histoire, nous maintient en haleine jusqu’à la fin et joue avec nous. Elle aborde les grandes dualités telles que réel/fiction, le double, folie/raison avec brio. Trop en dire serait dévoiler l’intrigue… alors lisez-le !

Monumental (Sarah Tavernier)

note: 5Eblouissant Catherine - 26 janvier 2016

Un livre extraordinaire pour un voyage prodigieux parmi les réalisations architecturales majeures sur tous les continents. Cet atlas est remarquable par sa facilité d'accès et sa clarté concernant les informations disponibles. II intéressera tous les publics : dès 8 ans, y compris les adultes...

Une Nuit, loin d'ici (Julia Wauters)

note: 5un album documentaire féérique Catherine - 22 janvier 2016

Tout simplement un chef d’œuvre de la littérature jeunesse. Un album savoureux pour parcourir le monde en toute sérénité.

Zaï zaï zaï zaï (Fabcaro)

note: 4Humour absurde par excellence :) jerome - 20 janvier 2016

Voilà un album surprenant ! Fabcaro, toujours aussi barré et efficace dans l'absurde nous concocte là un album qui prend à parti notre quotidien en exacerbant ses travers les plus menus pour pointer du doigt de façon subtiles des folies et non sens de notre société.

C'est toujours aussi désarçonnant, que ce soit de par les dialogues qu'il nous sert ou les situations qu'il propose, et le fou rire n'est du coup jamais très loin. Mais c'est vrai quoi, qu'elle idée aussi d'oublier sa carte du magasin en allant faire ses courses !!!??? Faut être inconscient !!

Le dessin minimaliste et l'utilisation d'une seule couleur marron/vert pour accompagner son noir et blanc donne la part belle à son histoire loufoque. Ses personnages aux visages presque absents sont pourtant très expressifs ; que ce soit dans les postures, les positions des mains (sur lesquelles il délire par ailleurs) ou des corps, son trait minimaliste dégage énormément en intention et assoie le tout de manière remarquable.

Alors, si une bonne tranche d'absurde et de rigolade vous tente, je ne peux que vous renvoyer vers cet album qui colle parfaitement avec cette phrase d'Audiard que j'affectionne particulièrement : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière"

La Fractale des raviolis (Pierre Raufast)

note: 4retour en enfance Ana - 3 décembre 2015

Si vous aimez qu'on vous raconte des histoires, ce livre est idéal ! De chapitre en chapitre on embarque dans des histoires imbriquées qui font tenir le suspense jusqu'au dernier chapitre !

Le Chien gardien d'étoiles n° 1 (Takashi Murakami)

note: 4un condensé d'émotions Anaïs - 2 décembre 2015

L’histoire commence par une vieille voiture dans un champ où l’on retrouve un cadavre humain à l’intérieur, et à côté, un chien mort. L’histoire de ces deux personnages va être retracée par la suite.
Le chien tient le rôle de narrateur, toutes les scènes sont vécues de son point de vue. Naïveté, joie devant peu de choses, une vie simple quoi !
La vie va faire que ce chien, nommé Happy, va se retrouver seul avec son maître, qu'il appelle « Papa ». La fin, on la connaît dès le début... Même si deux autres personnages traversent le récit, qui sont aussi émouvants à leur manière (mais je ne veux pas trop en dévoiler...).
Le chiens est particulièrement touchant. Les traits du dessin donnent une image vraiment *Kawaiiii* de Happy. Le fait qu’on ressente ses émotions joue aussi beaucoup, c’est un point de vue peu habituel qui nous fait réfléchir sur notre sort à nous, humains. La relation entre Happy et Papa est belle, le chien fait vivre l’homme et inversement. Et on connaît ainsi mieux cet homme, qui parle plus à son chien qu’à sa famille. Au fil du récit, il ne possède plus de richesses matérielles, mais la possession de son chien le rend heureux. Et le chien est heureux d’avoir un compagnon qui le suit partout (le fait de l’appeler Papa n’est pas anodin non plus…).

Alors si vous voulez savourer un instant de mélancolie, terminer au bord des larmes et découvrir l’histoire d’amour de ces deux héros, lisez « Le chien gardien d’étoiles », tout en émotion et en poésie. Son souvenir vous suivra longtemps...

L'Homme Montagne (Amélie Fléchais)

note: 4Ouhhh la jolie pépite !!! jerome - 24 novembre 2015

Sans doute le meilleur album jeunesse de cette année à mon goût ! Original, beau et intelligent : ça commence à faire beaucoup pour un seul et même album jeunesse ! On n'a plus trop l'habitude !

Déjà, je me disais bien que le graphisme me disait quelque chose. Et c'est en allant farfouiller sur BDthèque que j'ai retrouvé l'avis que j'avais rédigé sur "Chemin perdu" ; Amélie Fléchais y faisait déjà merveille et m'avait laissé sur une très bonne impression. Elle s'adjoint ici le talent narratif de Séverine Gauthier dont j'avais beaucoup apprécié la collaboration avec Thomas Labourot sur "Mon arbre" et "Garance". Je partais donc déjà sur des bases solides pour attaquer cette lecture ; restait à voir ce qu'allait donner cette équipe de choc.

Et bien c'est une réussite complète ! Les deux auteures nous embarquent dans un monde onirique des plus réussi. Nous sommes en plein conte initiatique où un petit fils veut aider son grand père, homme montagne, à réaliser son dernier voyage. Pour cela, il va devoir laisser son grand père pour lui ramener le vent qui souffle tout en haut de la montagne, pour qu'il réalise ce dernier périple. Celui-ci sera forcément semé d'embûches et de rencontres pour parvenir au bout du compte au terme de sa mission.
Mais loin de suivre un chemin linéaire, cet album sait nous réserver des surprises. Cela ajoute encore à la valeur de cette histoire déjà riche par les sujets abordés de façon simple mais subtile, qui toucheront tout autant petits et grands.

Tout ceci nous est en plus servi dans une pochette graphique que j'ai énormément apprécié. D'une part il est original, mais il est en plus d'une grande qualité narrative. Certaines planches en pleine page sont tout simplement magnifiques et d'une grande richesse. D'autre part, il sert parfaitement le ton fantastique et onirique que déploie Séverine Gauthier pour composer son récit.

Vraiment un bel album à offrir pour des enfants, ou pour soi même pour se faire plaisir

Enola et les animaux extraordinaires n° 1
La gargouille qui partait en vadrouille (Lucile Thibaudier)

note: 4"Enola et les animaux merveilleux" : une petite série jeunesse vouée à devenir grande ! jerome - 24 novembre 2015

Si à mon goût la couverture n'est pas à la hauteur de son contenu et la dessert un peu, c'est du coup une agréable surprise quand on attaque sa lecture. Lucile Thibaudier donne vie de façon très colorée et tout en poésie aux aventures que nous a concoctées Joris Chamblain. Ce dernier n'en est pas à son coup d'essai, car son autre série du moment "Les Carnets de Cerise" caracole un peu partout dans les librairies de façon très méritée.

Ici, nous faisons connaissance avec Enola, une vétérinaire un peu spéciale : elle soigne les animaux des contes et légendes ! Dans ce premier opus, c'est une gargouille qu'elle va devoir "soigner", ou plutôt comprendre la raison de ses agissements. Tout cela est très dynamique, plein d'humour et construit sur une narration très efficace qui plaira à coup sûr à un public que je ciblerai dans la tranche 8-10 ans idéalement. Le seul reproche que je ferais c'est sa faible pagination (32 p.) ; on a vite fait le tour de ce titre, surtout quand on est un adulte... Après, ça ne m'a pas empêché d'apprécier cet album pour toutes ses autres qualités !

Vivement la suite !